DTC

Publié le 26 Septembre 2013

J'avais pourtant prévenu mon fiston:

"tu sais, le haut-savoyard est fourbe, il n'hésite pas à t'enjoindre à regarder à l'endroit, ou plutôt à l'envers de ta personne avec une perfide nonchalance qui n'est pas sans évoquer les heures les plus sombres des cours de récréations quand le petit Louis, perdant bêtement un sabot et chutant, devenait la risée de ses niaiseux camarades en cet automne 1956."

Cette douce journée de septembre était la promesse de tous ces rêves, ceux desquels il sortait de l'onde claire des lacs alpins la bête, celle de toute une vie: le fameux BFMPMF, le big fat masta pike mother fucker (de la mort, de son poney).

Je l'extirpais de sa partie de pêche onirique dès 6hOO tapante.

C'était pas le tout, mais nous avions un peu de route avant de rejoindre au pied des Alpes STEPHANE qui nous accueillait ce jour avec son pote PHIL L'ECREVISSE pour une partie de pêche leurre et mouche carnassier

Dans Ta Carrière

 

Hé oui, the hot spot of the day était constitué de plusieurs carrières à graviers (ce qu'on appelle plus techniquement dans le jargon bouyguophile une gravière) dans lesquelles Grandgousier ne se doutait pas qu'il était devenu cible d'un jour d'un groupe d'excités halieutiques qui voulaient en découdre...

 

Accueillis sur le lieu de rendez-vous, dans une charmante petite bourgade de piémont, nous nous rendons rapidement, non sans s'être jeté un petit café dans le gosier, sur place.

Waders et cuissardes chaussés, cannes en main nous partîmes la fleur au fusil (et non, ce n'est pas une maladie vénérienne non plus!).

 

 

DTC
DTC

Pourtant, et malgré nos efforts insistants tant à la mouche qu'au leurre, personne n'avait aperçu le moindre sifflet suivre son streamer ou son shad à midi. Pourtant, la technique était là. Le pêcheur n'hésitant pas à feindre le héron pour tromper la vigilance du carnassier.

DTC

Après un frugal repas et quelques salves de DTC de la part de notre hôte, nous décidâmes de nous séparer, les leurristes qu'étaient Phil et mon fils d'un côté, Steph et moi-même les moucheurs d'un autre;

Il faisait chaud et il n'y avait aucune activité.

Tout juste celle de Stephane, hésitant sur la couleur du tube-fly king size qu'il allait mettre au bout de son bas de ligne.

(notez au passage le sticker "I love Alby").

 

Rien de rien. Rien ne viendra contenter nos efforts, si ce n'est ce bec bien maillé qui viendra croquer mon streamer mais refusera la mise au sec dans une pirouette ponctuée d'une nageoire d'honneur même pas méritée.

Nous avons, avec Stéphane, fait le tour de la grande gravière dans laquelle nous pêchions, tour qui s'est traduit en fait par un passage forcé dans les traces toutes fraîches des sangliers sur plusieurs dizaines de mètres en priant St Pierre de ne pas croiser une mère avec ses petits.

Puis nous avons rejoint les leurristes qui s'escrimaient sur des black-bass dans une autre gravière. Phil avait tenu une perche au moins aussi grosse que son leurre et mon fils n'avait rien pris.

Nous avons terminé la journée ensemble sur ce plan d'eau. J'ai accompagné mon fils à la traque des blacks, comme le faisait Phil. Nous avons fini par tomber sur un groupe conséquent de ces petites bêtes:

 

DTC

Au leurre, mon fils réussit enfin à en prendre un. Ouf!

 

 

L'heure de rentrer avait sonné et nous laissions Stéphane et Phil repartir avant de pêcher à nouveau une dernière demi-heure puis de reprendre le chemin du retour.

 

 

Où ça?

 

Dans Ta Contrée bourguignone !

Rédigé par Broc_Oliver

Publié dans #brochet à la mouche, #news, #portrait

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Stéphane JAN 26/09/2013 17:41

Comment j'suis trop beau ! :)

Sanf 26/09/2013 17:38

M'ouais, le nosibag avec le sticker il l'emmène aussi quand il vient sur la cote Tlantik.